Loi sur la mise en œuvre de la Charte du numérique (DCIA)

La Loi sur la mise en œuvre de la Charte du numérique (DCIA) n'est jamais entrée en vigueur : le projet de loi C-11 est mort à l'élection de 2021 et le C-27 à la prorogation de janvier 2025. Son successeur, le projet de loi C-36, la Loi visant à protéger la vie privée et les données des consommateurs, a été déposé le 15 juin 2026. Ce qui s'applique encore aujourd'hui — la LPRPDE, la Loi 25 du Québec, les modifications à la LAIPVP de l'Ontario, la LCAP — et comment nous aidons les organisations à faire juste le consentement, la rétention et les évaluations.

LPRPDE · 2000en vigueur aujourd'huiC-11 · 2020mort · élection 2021C-27 · 2022mort · prorogation 2025C-36 · juin 20261re lecture · 2026Projet de loi 194Ontario · EFVP · 2025Québec · Loi 25consentement · EFVPOntario · LPRPSdépositaires de la santéLCAP · 2014courriels · consentementCe que nous faisons · avec vos conseillerspas un avis juridique · de l'ingénierieCartographierce que vous collectezConsentementet rétention · écritsÉvaluationsEFVP · transfertsLe siteconsentement · AAle temps · le travailmort au Feuilletonen vigueurdevant le Parlement
Trois projets de loi fédéraux depuis 2020, aucun n'est encore loi. Ce qui s'applique aujourd'hui, c'est la LPRPDE, les provinces et les secteurs — et le site doit faire juste le consentement quoi qu'il arrive.
depuis 2020 — aucun n'est encore loi
3 projets de loi depuis 2020 — aucun n'est encore loi
projet de loi C-36 déposé, en première lecture
15 juin 2026 projet de loi C-36 déposé, en première lecture
modifications à la LAIPVP de l'Ontario en vigueur
1er juillet 2025 modifications à la LAIPVP de l'Ontario en vigueur

Trois projets de loi, une seule loi encore debout

La Loi sur la mise en œuvre de la Charte du numérique était le plan du gouvernement fédéral pour remplacer la LPRPDE, la loi sur la vie privée dans le secteur privé que le Canada a depuis 2000, par une Loi sur la protection de la vie privée des consommateurs inspirée en partie du RGPD européen : consentement par finalité, mobilité des données, droit à la destruction, transparence des algorithmes, et sanctions dans les dizaines de millions. Déposée sous le nom de projet de loi C-11 en novembre 2020, elle est morte à l’élection de 2021; déposée de nouveau sous le nom de C-27 en juin 2022, étudiée en comité pendant deux ans, elle est morte au Feuilleton à la prorogation du Parlement le 6 janvier 2025. Le 15 juin 2026, le gouvernement a déposé sa troisième tentative sous un nouveau nom — le projet de loi C-36, la Loi visant à protéger la vie privée et les données des consommateurs — et le Parlement a ajourné trois jours plus tard. La deuxième lecture est attendue cet automne.

Ainsi, en septembre 2026, la LPRPDE est toujours la loi, et les obligations qui ont réellement changé depuis deux ans sont provinciales et sectorielles : la Loi 25 du Québec, pleinement en vigueur; le projet de loi 194 de l’Ontario, qui a rendu obligatoires les évaluations des facteurs relatifs à la vie privée et la déclaration des atteintes pour les institutions du secteur public le 1er juillet 2025; la LPRPS pour les dépositaires de renseignements sur la santé; la LCAP pour quiconque envoie des courriels commerciaux.

Quoi faire maintenant

Préparez-vous au C-36 comme vous devriez déjà vous conformer à la LPRPDE et à la Loi 25 : sachez ce que vous collectez et pourquoi, demandez le consentement par finalité dans un langage que les gens comprennent, ne conservez les renseignements que le temps qu’exige la finalité, rédigez les évaluations avant que les données ne bougent, et rendez chaque mécanisme de consentement accessible — parce que pour les organisations de l’Ontario, l’obligation d’accessibilité est déjà la loi. Quand le C-36 sera adopté, les organisations qui l’auront fait changeront quelques documents; celles qui ne l’auront pas fait changeront tout.

Pas un avis juridique

Nous sommes des ingénieurs, pas des avocats. Nous tenons cette page à jour au fil des projets de loi, nous bâtissons le côté technique de la conformité, et nous travaillons avec vos conseillers pour le reste.

Ce qui s'applique aujourd'hui

En septembre 2026, la réforme fédérale est un projet de loi; voici les lois

La LPRPDE — toujours la loi fédérale

La loi canadienne sur la vie privée dans le secteur privé depuis 2000 : consentement valable, fins limitées à ce qu’une personne raisonnable attendrait, mesures de sécurité, accès, et déclaration obligatoire des atteintes depuis 2018. Chaque projet de loi depuis 2020 a proposé d’en remplacer la partie 1; aucun ne l’a encore fait, alors c’est elle qui régit votre organisation aujourd’hui.

La Loi 25 du Québec — en vigueur

Mise en œuvre par étapes de 2022 à 2024 : un responsable de la protection des renseignements personnels, des évaluations des facteurs relatifs à la vie privée avant qu’un renseignement ne quitte la province, un consentement par finalité en langage clair, et des sanctions qui atteignent les millions. Si vous avez des clients au Québec, elle s’applique dès maintenant.

Secteur public de l'Ontario — projet de loi 194

Les institutions assujetties à la LAIPVP ont, depuis le 1er juillet 2025, des évaluations des facteurs relatifs à la vie privée obligatoires et la déclaration des atteintes au Commissaire à l’information et à la protection de la vie privée, au seuil du risque réel de préjudice grave, avec des protections pour les dénonciateurs depuis janvier 2025. Le Commissaire peut maintenant examiner les pratiques et ordonner des correctifs.

Santé et marketing — LPRPS et LCAP

Les dépositaires de renseignements sur la santé de l’Ontario relèvent de la LPRPS; quiconque envoie des courriels commerciaux relève de la LCAP, en vigueur depuis 2014 et appliquée. Les deux précèdent la réforme fédérale et n’en sont pas touchées.

Projet de loi C-36 — ce qui changerait

Déposé le 15 juin 2026 sous le titre de Loi visant à protéger la vie privée et les données des consommateurs : une nouvelle Commission de la sécurité numérique et de la protection des données qui remplace le Commissariat à la protection de la vie privée, une exception au consentement fondée sur l’intérêt légitime, une frontière entre données dépersonnalisées et anonymisées, des explications pour les décisions automatisées aux effets importants, des évaluations avant que des données ne quittent le Canada, des sanctions administratives jusqu’au plus élevé de 10 millions de dollars ou 3 pour cent du revenu mondial, des infractions jusqu’à 25 millions ou 5 pour cent, et un droit privé d’action. La deuxième lecture est attendue à l’automne.

Le consentement aux témoins, en pratique

Les analyses qui ne profilent ni n’influencent les gens ont tenu dans une exception pour activités d’affaires dans chaque version; la publicité qui le fait, non. Nous en avons écrit quand le C-11 a été déposé — Accepter les témoins? La DCIA annonce-t-elle des bannières à répétition pour les Canadiens? — et la direction a tenu à travers trois projets de loi.

Comment nous aidons

Le côté ingénierie de la vie privée — avec vos conseillers, pas à leur place

  1. Cartographier ce que vous collectez

    Chaque formulaire, témoin, balise d’analyse, intégration et exportation, avec sa finalité, son fondement juridique et sa destination. La plupart des organisations découvrent des collectes dont elles ignoraient l’existence.

  2. Corriger le consentement et la rétention

    Un consentement demandé pour la finalité, en langage clair, accessible à tous; une rétention et une destruction écrites et automatisées plutôt que retenues de mémoire.

  3. Préparer les évaluations

    Des évaluations des facteurs relatifs à la vie privée dans la forme qu’attend votre organisme de réglementation — obligatoires pour les institutions ontariennes depuis juillet 2025, pour les transferts québécois sous la Loi 25, et pour les communications transfrontalières sous le C-36 s’il est adopté.

  4. L'intégrer au site

    Des mécanismes de consentement qui fonctionnent vraiment dans votre pile, testés avec des technologies d’assistance, et une trace de ce qui a été montré et quand. Ce site n’exécute aucune analyse côté client — un choix que nous pouvons faire pour vous aussi.

À qui cela s'adresse

Les institutions du secteur public de l'Ontario

Ministères, organismes, municipalités, universités, hôpitaux et conseils assujettis à la LAIPVP et à la LAIMPVP, désormais avec des évaluations et des déclarations d’atteintes obligatoires — et l’obligation de bâtir accessible en même temps.

Les entreprises assujetties à la LPRPDE

Les organisations qui recueillent des renseignements personnels dans le cadre d’activités commerciales, avec des clients au Québec ou à l’étranger, qui doivent être en règle sous la loi d’aujourd’hui et prêtes pour le C-36.

Les dépositaires de renseignements sur la santé

Cliniques, équipes de santé familiale et organisations de recherche assujetties à la LPRPS, dont les sites, les portails et les formulaires portent les renseignements les plus sensibles qui soient.

Les questions qu'on nous pose

La DCIA est-elle en vigueur?

Non. La Loi sur la mise en œuvre de la Charte du numérique a été déposée deux fois — sous le nom de projet de loi C-11 en novembre 2020, mort au déclenchement de l’élection de 2021, et sous le nom de projet de loi C-27 en juin 2022, mort à la prorogation du Parlement le 6 janvier 2025. Elle n’a jamais été redéposée sous ce nom.

Que veut dire DCIA?

Digital Charter Implementation Act — Loi sur la mise en œuvre de la Charte du numérique — le nom des projets de loi fédéraux omnibus destinés à mettre en œuvre la Charte canadienne du numérique en remplaçant la LPRPDE par une Loi sur la protection de la vie privée des consommateurs, en créant un tribunal et, dans le C-27, en encadrant l’intelligence artificielle. Son successeur porte un autre nom : le projet de loi C-36, la Loi visant à protéger la vie privée et les données des consommateurs.

Qu'est-ce que le projet de loi C-36?

La troisième tentative du gouvernement de réformer la vie privée dans le secteur privé, déposée le 15 juin 2026 par le ministre de l’Intelligence artificielle et de l’Innovation numérique. Il remplacerait la partie 1 de la LPRPDE, créerait un nouvel organisme de réglementation, ajouterait une exception fondée sur l’intérêt légitime, exigerait des explications pour les décisions automatisées importantes et des évaluations avant que des données ne quittent le Canada, et hausserait nettement les sanctions. Il est en première lecture; la deuxième lecture est attendue au retour du Parlement le 21 septembre 2026, et il doit encore franchir le comité, la troisième lecture et le Sénat. L’intelligence artificielle est traitée séparément.

Les sites Web canadiens ont-ils besoin d'une bannière de témoins?

Sous la loi d’aujourd’hui, le consentement valable s’applique, et les lignes directrices du Commissariat distinguent depuis longtemps les analyses du pistage qui profile ou cible les gens. Chaque version fédérale a conservé une exception pour activités d’affaires visant la collecte qu’une personne raisonnable attendrait et qui n’influence pas ses décisions — là où se situent les analyses respectueuses de la vie privée — et aucune n’a exempté la publicité. La Loi 25 du Québec est plus stricte. S’il vous faut une bannière, elle doit être accessible et elle doit fonctionner; nous testons les deux.

Que doit faire une institution du secteur public de l'Ontario maintenant?

Traiter le projet de loi 194 comme l’échéance déjà passée : une évaluation des facteurs relatifs à la vie privée pour chaque collecte nouvelle ou modifiée de renseignements personnels, un processus d’atteinte qui évalue le risque réel de préjudice grave et déclare au Commissaire et aux personnes touchées, et les mesures de sécurité que le Commissaire peut maintenant examiner. Nous bâtissons les évaluations et les contrôles techniques avec votre bureau de la protection de la vie privée.

Êtes-vous un cabinet d'avocats?

Non. Cette page est informative, tenue à jour au fil des projets de loi, et ne constitue pas un avis juridique. Nous bâtissons le côté technique — l’inventaire, les mécanismes de consentement, l’automatisation de la rétention, les annexes techniques des évaluations — et nous travaillons avec vos conseillers ou votre responsable de la protection des renseignements personnels pour le reste.
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